Calypso sauvée !

J’écris ces lignes du port de La Rochelle alors que s’achève tout juste la chaleureuse cérémonie qui fête le proche départ de Calypso pour Concarneau où elle va recevoir les soins qui devraient lui redonner une jeunesse que tous les plongeurs attendent. Demain au petit jour, le navire emblématique du commandant Cousteau sera remorqué vers son renouveau et cette perspective me réjouit au-delà de toute mesure. Pour bien des raisons, au sens propre comme au sens figuré, ce nouveau départ constitue pour moi une réussite et un achèvement.

Après de multiples péripéties et de nombreuses incompréhensions, le navire qui nous a tous fait rêver et qui a largement contribué au développement de la plongée va survivre. Cette seule constatation devrait suffire à notre bonheur mais les causes de notre satisfaction vont bien au-delà. Alors que la réparation et le sauvetage semblaient pour tous — y compris les mieux informés — dans une impasse, les choses se sont accélérées. La Fondation Cousteau, grâce à l’opiniâtreté de Francine Cousteau, a su trouver l’énergie, les appuis — et le financement — pour que soit entreprise la première phase de grands travaux, ceux qui touchent à la charpente du navire, à ses bordés et ses superstructures. Sans fausse modestie, je peux affirmer ici que la fédération n’est pas étrangère à cette réussite. Parce qu’elle a su mobiliser, parce qu’elle a su fédérer et parce qu’elle a mis, dans la balance la force de ses 150 000 licenciés. Nous pouvons en éprouver une légitime fierté. C’est également grâce à la confiance d’un de nos partenaires, Axa et Jean Lafont que le navire a pu être assuré. Sans cette condition préalable, rien n’aurait pu être envisagé et encore moins entrepris. Cette simple constatation montre combien la FFESSM peut, lorsque la volonté se fait sentir, être forte et incontournable.

À l’heure où, comme le reste, la plongée se mondialise, nous sommes désormais dans une situation de concurrence, avec des structures qui nous font face soucieuses de parts de marché et de profit. Nous n’avons pas les mêmes buts, certes, mais nous devons parler le même langage. C’est la seule condition si nous voulons demeurer à cette place qui est la nôtre et gagner des licenciés et avec eux les moyens d’entreprendre davantage. Depuis mon premier mandat, cette vision ne m’a jamais quitté et toutes mes actions ont été tournées dans cette direction. Je crois à l’ouverture comme je crois au sens de l’histoire. Les quelques mois qui me restent à passer au poste de président seront constructifs et je m’appliquerai à mettre en place et confirmer les grands chantiers qui feront la fédération de demain !

Roland Blanc,
Président
FFESSM

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