Sortie N3 11-12 mars

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Vendredi

Comme d’habitude, la joyeuse équipe de prépa N3 (Pascal, Pierre, Christophe, Stéphane, et les moniteurs, Gégé, Jean-Marie et Charlène) part de Dijon à 14h, mais sans moi. Elle fera un pick-up à Chalon sur Saône pour me récupérer (sans grosse perte de temps, je présume).

Le trajet vers le sud s’est déroulé sans accroc… Nous avons juste eu quelques bouchons à Lyon, mais rien de bien méchant. Durant le trajet, nous avons encore une fois pu admirer les coffrages de Pierre (rien à dire du travail de pro !). Arrivés vers 19h aux camping de Seyreste, où Luc nous attendait déjà, nous avons rapidement déchargé le matériel. Le temps était tout à fait clément, et nous avons pu nous installer sur la terrasse pour l’apéro.

Le menu du soir était composé de la traditionnelle omelette (sauf pour Gégé), réalisée par Stéphane, le cuistot du Week-End. La soirée a été comme à l’habitude très animée, avec les anecdotes croustillantes de Pierre que nous garderons pour nous, les blagues pas forcément très classes qui ont pu choquer Charlène (on est désolés), Pascal démasqué sur le fait qu’il n’a jamais vraiment fait les tartines grillées aux moniteurs… Pour une fois, la soirée n’a pas fini bien tard, mais nous avons quand même eu le droit à notre bain de bouche buvable (avec modération, bien entendu).

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La nuit s’est passé plus ou moins bien en fonction des bungalows (ronfleurs…)

Samedi

Levé aux tisons, Pascal a bien été obligé, cette fois-ci, de faire les tartines.

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Je me permets, Harold, de bien faire un commentaire sur les tartines… Je pense qu’un maçon avec une truelle aurait fait bien bien mieux… Oups, pardon Pierrot…!

Nous préparons rapidement nos affaires pour aller chercher le bateau. Le temps s’annonce magnifique ; des conditions idéales ! Nous sommes rejoints au port par Nouméa, une amie de Charlène vivant sur Marseille.

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Après la mise à l’eau, l’attribution des blocs et leur mise en place dans le bateau, briefing des palanquées sur les exercices de la matinée… à 40 mètres, le directeur de plongée (Jean-Marie) décide du site : le voilier, spot en pleine eau, à quelques centaines de mètres du port, et qui nécessite la connaissance d’amers bien précis pour ne pas le louper (Charlène en a déjà fait l’expérience à plusieurs reprises, elle n’est jamais tombée dessus, m’a-t-elle confié). Après une navigation parfaite de Charlène nous jetons l’ancre.

La mise à l’eau est facile car la mer est d’huile. Ma palanquée se compose de Gégé et Pierre. La descente n’en est pas la même car il y avait un peu de courant, une visibilité moyenne, et l’ancre était à une dizaine de mètres de la Pilotine, une épave située à quelques mètres également du Voilier. Notre programme : remontée assistée, panne d’air, vidage de masque, LRE, ce qui n’est déjà pas mal… Après tous ces exercices réalisés avec plus ou moins de succès, il nous reste quelques minutes pour profiter des langoustes et congres présent sur les épaves. Les ordinateurs s’affolent et commencent à nous indiquer un palier à 6m. C’est l’heure de remonter, progressivement en pleine eau, car avec les exercices réalisés et le courant, pas moyen de retrouver le bout de l’ancre. Bref, nous faisons nos 14 minutes de palier (soit quasiment la durée de la plongée au fond ; ça coute cher de rester à 40m…), accompagnés des autres palanquées car toutes aussi perdues que nous, parachutes déployés. Je peine à tenir mon palier de 3 m, car légèrement sous-lesté avec une bouteille de plus en plus légère, avoisinant les 50 bars. Ce fut les 12 minutes les plus longues de ma courte vie de plongeur, je luttais pour ne pas remonter (avec l’angoisse qui allait avec).

Les paliers enfin finis, nous remontons, particulièrement fatigués, avec plein de choses à nous dire au débriefing, et à priori, ma lutte pour maintenir le palier ne s’est pas remarquée… Nouméa, non plongeuse, nous attendait sur le bateau à quelques dizaines de mètre de notre percée de surface.

Nous rentrons tranquillement au port (même si sur le trajet retour Jean-Marie et Gégé ont « bizuté » Charlène en provoquant moult pannes moteur) pour manger, se reposer et surtout débriefer. Le repas, constitué de cacahuètes, une lichette de rosé (l’abus d’alcool est dangereux pour la plongée, Jean-Marie nous l’a bien dit !), poulet rôti et macédoine, suffit pour nous rassasier. Stéphane en a encore profité pour faire des selfies à tout-va. Entre parenthèses, j’ai eu la belle surprise de retrouver mon téléphone rempli de photos que je n’ai pas pris moi même (dont certaines que je ne mettrai pas dans l’article, par pudeur envers le modèle 😉 ). Faute à moi, je l’avais oublié dans le Ducato alors qu’une fine équipe (Pascal, Pierre, Charlène et Gégé) était parti au gonflage…

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L’après-midi s’annonce un peu plus « cool ». Le temps de dire au revoir à Nouméa, nous partons du port pour aller à la Balise. Ce sera 20 mètres maxi, histoire de travailler notre orientation, communication et gestion de palanquée. Celles-ci restent d’ailleurs les même que dans la matinée. Après une belle balade autour de la balise, qui pour moi a été étonnamment pauvre en faune sous-marine observée (hormis quelques flabellines, girelles et un poulpe vu de façon furtive), nous retrouvons Pascal à l’anneau d’amarrage en train de « téter » l‘octo de Charlène (on sait tous qu’il consomme, mais là je me demande s’il ne l’avait pas fait exprès), ce qui lui a valu des railleries sous l’eau ! Nous remontons sur le bateau, bien azotés de la journée.

La soirée fût comme à son habitude, animée, avec l’inégalé bœuf bourguignon de la Madeleine. Mais la fatigue a eu raison de nous, la soirée s’est fini pour la majorité d’entre nous bien avant minuit ! J’ai pu tester mes chauffe chaussures qui m’ont permis d’avoir les bottillons secs le dimanche matin, et ça, ça na pas de prix !

Dimanche

Après une bonne nuit de récupération, Pascal se plaint encore le matin qu’il ne peut pas faire de tartine grillées aux moniteurs faute de grille pain… Nous partons de nouveau plonger (c’était un peu le but du weekend…). Le site choisi nous a particulièrement fait plaisir, car il s’agit des Rosiers, endroit qu’aucun de nous, prépa N3 n’avons pu faire auparavant. Cette fois-ci je suis à la barre (et oui, la première fois depuis que j’ai eu mon permis mer).

Sorti du port sans trop de mal, nous mettons cap vers le large, à l’est de l’ile verte, où nous trouvons la bouée d’amarrage. Nous nous équipons et descendons, sans Pierre, qui fatigué de la journée précédente, a préféré ne pas plonger. Je suis cette fois-ci avec Luc et Jean-Marie, suivis de près par Charlène et Christophe. Pascal et Stéphane sont avec Gégé. Après quelques exercices à 35 mètres, nous profitons de cette dernière plongée pour faire un peu de bio (belles gorgones, flabellines en pagaille, Charlène et Christophe ont même eu la chance de voir un mérou et des saint-pierres !!!).

Nous remontons vers la surface, moins gourmands en paliers que la veille (à peine 2 minutes, presque dans la courbe de sécurité !), rentrons. Et ça n’a pas loupé, au milieu du chemin du retour, Jean-Marie m’a refait le coup de la panne moteur !!! Le problème ayant vite été identifié, nous arrivons sains et sauf au port (certains diraient que ce n’était pas gagné avec moi à la barre…).

Comme à notre habitude, nous ramenons le bateau au hangar, et on peut dire que Pascal a eu un sursaut de responsabilité du gros matériel en passant le jet, car durant tout le week-end, on ne pourra pas dire qu’il a été très productif dans la logistique du bateau… 😉

Hop ! Retour au camping, douche, rangement des vêtements, sacs de couchage et affaires de plongée, puis un bon repas chaud des restes de la veille. Nous nous préparons au départ, pour une arrivée à Dijon Vers les 20h…

Au total, beaucoup d’exercices validés pour les prépa N3, de franches rigolades, et des belles plongées, même si parfois ça a été un peu chaud pour certains d’entre nous. Pascal qui voulait avoir sa « compétence tartines grillées », a échoué, faute de grille pain. Par contre, il aura réussi à valider en une seule session son monitorat fédéral de « lèche-bottes » niveau 1 (certifié par Chacha).

Bref, encore un super week-rend plongée !!!

HAROLD

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